« Il ne peut y avoir de révolutionnaire sans atmosphère d’injustice »
Quelques mois après son arrivée au pouvoir - il est entré à la Havane le 1er janvier 1960, Fidel Castro évoque sa jeunesse et les circonstances qui ont fait de lui un révolutionnaire. Même si sa déclaration est très caractéristique de ce que sera son style par la suite (importance du « Yo », moi, je, répétition des mots « révolution » et « révolutionnaire », le « líder maximo » est tout à fait sincère ici : sa « vocation politique » s'est déclarée quand il est devenu le leader des étudiants en droit, et, une fois ses études achevées, a ouvert un cabinet d'avocat pour défendre les plus pauvres contre toutes les injustices.
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« Yo era un joven y un niño igual que todos los demás. Es muy difícil de considerar qué factores son los que lo puedan haber convertido a uno en revolucionario. Yo creo que, en primer lugar, un poco de vocación política, cuestiones también del carácter de cada cual, carácter algo rebelde, de una tendencia natural así a cosas hacia la justicia o posícíon inapta a todo lo que a uno le parece injusto o inmoral . Estas son partes del carácter que constituyen la vocación.
Pero es más : ni los revolucionarios ni las revoluciones dependen de ellos mismos. Es decir ni la revolución ni los revolucionarios dependen de los individos. Tanto los revolucionarios como las revoluciones dependen del ambiente. No puede haber revolucionarios sin ambiente de injusticia. »Traduction :
« J'étais un jeune homme et un enfant comme tous les autres. Il est très difficile de savoir ce qui fait que quelqu'un devienne ou pas révolutionnaire. Je crois qu'il faut avant tout un peu de vocation politique, mais cela dépend aussi du caractère de chacun : il faut avoir un caractère un peu rebelle, un profond intérêt pour la justice ou pour tout ce qui peut paraître injuste ou immoral. Ce sont tous ces traits de caractère qui font une vocation.
Mais ça va encore plus loin : les révolutionnaires, de même que les révolutions, ne dépendent pas d'eux-mêmes. C'est-à-dire que la révolution et les révolutionnaires ne dépendent pas des individus mais de l'ambiance. Il ne peut pas y avoir de révolutionnaires sans climat d'injustice. »