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écurie

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Aux xvie-xviiie siècles, l'un des trois corps musicaux attachés à la cour du roi de France (les deux autres étant la Chambre et la Chapelle).

Créée sous François Ier, l'Écurie était à l'origine composée en grande partie de musiciens italiens. Elle était placée sous la direction du grand écuyer et se trouvait au bas de l'échelle dans la hiérarchie des musiciens de cour. Au milieu du xvie siècle, sa composition instrumentale était la suivante : trompettes, sacqueboutes (trombones), cornets, hautbois, musettes du Poitou, cromornes, violons, trompettes marines, fifres, tambours et deux maîtres à danser. À la fin du xvie siècle, les violons étaient entrés à la Chambre, et l'Écurie était devenue essentiellement une formation d'instruments à vent. Cependant, ses musiciens, sachant jouer de plusieurs instruments, étaient parfois amenés à jouer du violon, dont le rôle consistait surtout à doubler les parties de hautbois.

L'Écurie fournissait les musiciens pour les cérémonies et spectacles en plein air, à l'occasion de l'accueil d'ambassadeurs étrangers, des couronnements, des baptêmes, mariages et enterrements de membres de la famille royale. Elle devait également escorter le roi lors de tous ses déplacements. Les charges étant transmises héréditairement, il s'était créé à l'intérieur de l'Écurie de véritables dynasties de musiciens, surtout à partir de la seconde moitié du xviie siècle : les Chédeville, les Hotteterre, les Marchand, les Philidor. Ils jouèrent un rôle considérable dans le développement du répertoire (suites de danses notamment) et dans celui de la technique des instruments à vent.