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Érard

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Famille française de facteurs de pianos, de harpes et d'orgues.

Sébastien (Strasbourg 1752 – Paris 1831). Fils de menuisier, il entra en 1768 comme ouvrier dans l'atelier d'un facteur de clavecins et se distingua immédiatement par son esprit inventif, son incessante recherche de perfectionnements. Il construisit un « clavecin mécanique », instrument complexe mais qui connut un grand succès. Protégé par la duchesse de Villeroy et installé dans l'hôtel de celle-ci, il construisit en 1777 le premier piano-forte français. Rejoint à cette époque par son frère Jean-Baptiste (Strasbourg 1745-Paris 1826), il fonda un établissement qui connut un développement rapide. Il apporta au piano, notamment, les perfectionnements suivants : faux marteau à double pilote (1790), échappement simple (1794), remplacement de la pointe du sommier des chevilles par une agrafe (1809), barrage métallique, échappement double (1822). Il inventa différentes variantes de piano : piano à deux claviers, piano-secrétaire, piano-clavecin, « piano organisé » (ce dernier était la combinaison d'un piano avec un petit positif à deux claviers). Son apport à la facture de la harpe fut également très important : en remplaçant le mécanisme à crochets ou à béquilles par un mécanisme à fourchettes et en créant le mécanisme à double mouvement, il amena l'instrument à son stade actuel. Il s'intéressa à l'orgue et construisit l'instrument du palais des Tuileries (1827-1829).

Pierre (Paris 1794 – id. 1865). Fils de Jean-Baptiste, il poursuivit brillamment l'œuvre de son oncle Sébastien et fit paraître deux essais historiques sur l'évolution de la harpe et du piano. La maison Érard poursuivit son existence et finit par s'associer en 1959 à la maison Gaveau au sein de la société Gaveau-Érard.