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viole

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Nom générique d'une famille d'instruments à archet issue de la vièle médiévale. D'une grande variété de tailles, de tessitures et d'accords, les violes étaient montées de 4 à 7 cordes ; le fond était plat, les éclisses relativement hautes, les ouïes en forme de flammes, et le manche garni de frettes se terminait généralement par une tête sculptée de femme ou d'animal. Durement concurrencées dès le xviie siècle par la famille des violons plus brillants et sonores, les violes avaient pratiquement disparu à la fin du xviiie siècle.

On appelait viola da braccio la viole de tessiture élevée qui se jouait soutenue par le bras, comme de nos jours le violon et l'alto, par opposition à la viola da gamba (« viole de gambe ») de tessiture grave qui, en raison de ses dimensions, devait se tenir entre les genoux. Les violes de gambe constituaient à elles seules toute une famille, mais c'est surtout la basse de viole, correspondant au violoncelle, que désigne le plus souvent ce terme générique.

La viola bastarda doit son nom à son étendue considérable, qui lui permettait en principe de se substituer à plusieurs violes de tessitures différentes. Montée de six cordes de boyau, un peu plus volumineuse que le ténor de viole et d'une sonorité plus puissante, elle était percée d'une rosace en plus des ouïes et une simple volute remplaçait la tête sculptée.

La viola pomposa était une viola da braccio à peine plus grande que l'alto moderne, mais qui sonnait à l'octave inférieure, donc à la hauteur du violoncelle, grâce à l'épaisseur de ses cordes filées. C'est Jean-Sébastien Bach qui, faisant ajouter une cinquième corde à la viola di fagotto ainsi nommée en raison d'une sonorité qui évoquait le basson, aurait inventé ce substitut du violoncelle piccolo.

La viole d'amour ou viola d'amore fut probablement mise au point au xviie siècle par des luthiers anglais. Elle était montée de 6 ou 7 cordes mélodiques doublées à l'unisson par autant de cordes sympathiques qui passaient à travers le chevalet et sous la touche pour rejoindre le chevillier. La vibration de ces cordes sympathiques apporte à sa sonorité une couleur si particulière et d'un tel charme que cet instrument a survécu à tous les autres types de violes. Meyerbeer, Massenet et Puccini l'ont employée dans leurs opéras ainsi que, plus récemment encore, plusieurs compositeurs modernes dont Janáček et Hindemith.