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villanella

(ital.)

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Chanson polyphonique généralement à 3 ou 4 voix, d'origine napolitaine et populaire en Italie au xvie siècle. Elle est d'une écriture simple, avec ou sans accompagnement instrumental ; le texte chanté, souvent en dialecte, se caractérise par sa légèreté, son ton raffiné et son désir de satiriser le madrigal sérieux. Le plus souvent, on chantait chaque strophe sur la même musique, sur le même rythme dans toutes les voix, avec la mélodie à la voix supérieure et une harmonie employant de fréquentes quintes successives. De Naples, le genre se répand à travers l'Italie et sera pratiqué surtout à Venise, par Willaert et par Lassus. Là, sous l'influence de la chanson française, naît une tendance à écrire des villanelle avec une mélodie continue, par exemple, Un giorno mi prego de Willaert (1545), où le texte grivois persiste à se moquer du madrigal traditionnel. À la fin du siècle, la villanella est utilisée avec profit dans les comédies madrigalesques. Dans Le Veglie di Siena d'O. Vecchi, publiées en 1604, elle figure à côté d'autres formes analogues telles que la villotta, la mascherata, la todesca, la giustiniana qui contrastent avec le caractère grave des madrigaux. En France, la villanella a été illustrée notamment par Cl. Le Jeune.