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ton

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

1. Intervalle de seconde majeure produit entre deux degrés voisins de la gamme ; il est reconnaissable sur le clavier au fait qu'il est divisible en deux intervalles plus petits appelés demi-tons. Il est considéré comme l'unité d'intervalle.

La valeur du ton est variable selon le système acoustique pris en référence. En système pythagoricien, il est la différence entre la quinte 2/3 et la quarte 3/4, soit 8/9. En système zarlinien, il diffère selon qu'il est « majeur », soit 8/9, ou « mineur », soit 9/10, si bien que do-ré, ton majeur, est plus grand que ré-mi, ton mineur. En tempéré égal, base de la pratique courante actuelle, il est la sixième partie de l'octave, soit racine 6e de 2. Les différences sont minimes et n'apparaissent qu'aux oreilles exercées.

2. Synonyme de tonalité dans le langage courant. Cette assimilation n'en est pas moins inexacte, car au sens propre, la tonalité se compose de deux éléments distincts qui sont le ton (défini par le choix de la tonique) et le mode (défini par la qualification de la tierce). Ainsi dans la tonalité de sol majeur (dite improprement le « ton » de sol majeur), le ton est sol, majeur est le mode.

3. Son de référence pour l'accord des instruments : donner le ton. Avant la normalisation du diapason (fin du xixe siècle), on employait souvent des expressions telles que ton de la chapelle, ton de l'opéra, haut ou bas ton des orgues, etc., chacun d'eux impliquant un diapason différent.

4. En musique grecque antique, on appelait ton (abrégé de tonos systematikos, « degré de tension du système ») ou encore trope (littéralement « manière », que le latin traduira par modus), la hauteur réelle à laquelle se plaçait la note de référence du « système » proposant la gamme. Le ton n'avait pas de valeur fixe, mais se définissait par comparaison avec ses voisins ; l'ensemble des tons formait une échelle dite thétique sur laquelle se plaçait l'échelle propre de chaque ton, dite échelle dynamique. Les tons étaient désignés par des noms topiques, c'est-à-dire empruntés au nom d'une peuplade ou dérivés de ce nom (dorien, phrygien, lydien, ou encore hypodorien, mixolydien, etc.). On disait par exemple que le ton phrygien était un ton au-dessus du ton dorien.

Cette terminologie n'a pas été sans créer, par la suite, de grandes confusions avec la terminologie des « modes » qui employait les mêmes termes dans un sens différent. Les modernes ont parfois employé le terme de « ton de transposition », ce qui est inexact, puisqu'il ne s'agit pas de transport d'un ton dans un autre, mais de choix entre divers tons de valeur équivalente.