En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

tiento

(espagnol dérivé du latin tentare)

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Forme caractéristique très en faveur auprès des organistes espagnols des xvie et xviie siècles, le tiento unit certaines des caractéristiques du prélude et du ricercare italien.

La première définition en a été donnée par Luis de Milán dans son traité El Maestro (1535) : « Cette musique, c'est comme essayer l'instrument, mêler les sonorités à des roulements. » L'organiste Correa de Arauxo en donne en 1626 une description beaucoup plus précise et détaillée. Selon lui, il s'agit d'une suite de courtes fugues se suivant sur des mélodies différentes. La raison d'être du tiento était de donner à l'organiste la possibilité de connaître les diverses possibilités d'un instrument.

On distinguait au xviie siècle les tientos de bataille, genre très populaire qui décrivait musicalement les sons d'une armée en campagne avec imitations de trompettes, de tambours, du chant des soldats ; les tientos de lleno (de plein) où toutes les voix étaient utilisées tant en contrepoint qu'en accords pleins ; les tientos de falsa (de fausses) basés sur le jeu des dissonances ; les tientos de main droite ou de main gauche qui se jouaient le plus souvent en combinant les possibilités de l'orgue à registres coupés de façon qu'une moitié de ceux-ci servent à l'exposition de la mélodie et à ses ornements, tandis que l'autre moitié, de sonorité différente, se contentait d'accompagner en contrepoint. Cabezón, Correa, de Arauxo, Cabanilles comptent parmi les plus célèbres des auteurs de tientos. Une pièce pour orchestre intitulée Tiento a été composée en 1980 par Cristobal Halffter.