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teneur

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Traduction française médiévale du latin tenor, dans ses deux acceptions anciennes ci-dessous, mais non dans celle relative à la tessiture vocale de ce nom, qui est une acception tardive introduite en français à travers l'italien tenore. Noter que le mot français est féminin.

1. En chant grégorien, la teneur est la note sur laquelle dans une psalmodie se récite le corps du texte, et dont les rapports avec les autres degrés, notamment avec la finale, déterminent le mode. On dit aussi corde de récitation. En dehors de la psalmodie, le rôle de la teneur est plus variable, mais n'en reste pas moins l'un des principaux éléments de l'analyse modale, où elle représente en principe le point d'appui et parfois le pivot de la mélodie au-dessus de la finale. Elle a pris au xviie siècle le nom de dominante sous lequel on la désigne aujourd'hui.

2. Dans la polyphonie médiévale, voix principale d'une polyphonie, souvent empruntée à une mélodie préexistante, religieuse ou profane, et présentée soit telle quelle, soit en valeurs allongées (teneurs d'organum), soit dans un rythme retravaillé selon les principes de la talea (spécialement dans les motets). Son nom est justifié par le fait que c'est à partir d'elle que sont élaborées les autres voix : quia discantum tenet (parce qu'elle tient le déchant), dit un théoricien du xiiie siècle. Au xive siècle, on a refait sur elle l'expression contre-teneur (lat. contratenor). Le terme est encore vivace au xve siècle (« Sathan, tu feras la teneur », dit un personnage de la Passion d'Arnoul Gréban), mais il disparaît à peu près au xvie siècle, où on n'emploie plus guère que la forme latine tenor.