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tactus

(lat. ; « touchement »)

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Nom donné jusqu'au xvie siècle à la manière ancienne de battre la mesure, non pas comme aujourd'hui par des figures conventionnelles tracées dans l'espace, mais par des mouvements de main faisant se succéder des séries d'appuis (ictus) matérialisés ou non par de légers coups frappés avec le doigt sur le pupitre, l'épaule d'un partenaire, etc.

Primitivement, le tactus marquait ce qu'on appelle aujourd'hui les « temps » sans intervenir sur leur groupement en « mesures » comme le fait la battue actuelle. Il s'est ensuite perfectionné en distinguant des touchements forts (abaissement de la main, dit thesis, positio) et faibles marqués par son élévation (arsis, elevatio), arsis et thesis n'ayant pas obligatoirement même durée : une mesure à 3 temps par exemple était habituellement considérée comme à 2 temps inégaux, seuls étant marqués les temps 1 et 3.

La battue actuelle des chefs d'orchestre et des solfégistes est assez récente (sans doute xixe siècle) et s'est longtemps divisée en deux écoles, dont on relève encore aujourd'hui la survivance : l'école italienne ramenant le geste à une série de baissés et de levés (ex. 4 temps = 2 temps baissés, 2 temps levés ; 3 temps = 2 temps baissés, 1 temps levé), et l'école française donnant à chaque temps une direction différente fixée par convention. Cette dernière est seule enseignée en France, mais on retrouve souvent la première par instinct.