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musique spectrale

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Mouvement musical apparu, notamment en France, vers la fin des années 1970.

Les compositeurs qui revendiquent, avec plus ou moins de fermeté, l'appartenance à ce courant (Dufourt, Radulescu, Levinas, Murail, Grisey, mais aussi les Roumains Nemescu et Dumitrescu, ainsi que leurs héritiers, Benjamin en Angleterre, Saariaho en Finlande) prennent la structure acoustique du son comme modèle pour l'élaboration d'une syntaxe sonore renouvelée. Considérant le son comme un univers, ils préfèrent travailler « dans le son » plutôt qu'« avec des sons » et ne se limitent pas à considérer le timbre comme l'une des dimensions majeures, voire déterminantes, du sonore, mais essaient au contraire de s'inspirer de la structure du spectre pour le choix des hauteurs, la définition de la facture et de la forme musicale (conçue d'ailleurs, le plus souvent, comme un processus). Les tenants du spectralisme admettent en général, comme précurseurs, des compositeurs tels que Ligeti, Scelsi ou Stockhausen (Stimmung). Le mouvement spectral représente un retour à la pensée verticale et totalisante en musique, après l'hégémonie de la pensée polyphonique et analytique instaurée par le dodécaphonisme et le sérialisme.