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sourdine

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Accessoire destiné en principe à atténuer le son d'un instrument, mais dont l'effet essentiel est d'en modifier le timbre.

Dans le cas particulier du piano, il ne faut pas confondre les étouffoirs qui retombent sur la corde sitôt la touche lâchée, sauf si la pédale droite est enfoncée comme le veut Beethoven dans l'adagio « senza sordini » de la Sonate au clair de lune, et la barre garnie de feutre qui s'applique sur l'ensemble des cordes, sous l'action de la pédale gauche dite « douce », dans la plupart des pianos anciens et des pianos droits. (Dans les pianos modernes, la pédale douce déplace légèrement le mécanisme vers la droite, en sorte que les marteaux ne frappent qu'une corde sur deux ou deux sur trois, sans que le timbre de l'instrument en soit changé.)

En ce qui concerne les instruments à cordes frottées de la famille du violon, la sourdine est une sorte de peigne placé sur le chevalet, ou une petite masse métallique en contact avec lui, qui en limite les vibrations.

Pour les cuivres, enfin, la sourdine est un cône introduit dans le pavillon, de forme et de matière très variables selon l'effet à obtenir. Le jazz, en particulier, use largement de la « trompette bouchée » et du trombone muni de la sourdine « ouah-ouah ».