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soprano

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Mot italien (pl. soprani, parfois francisé sopranos, ou même entièrement francisé en soprane), ayant supplanté au xviie siècle l'ancien terme latin superius ou ses équivalents tels que discantus, treble, etc., mais ayant pris, outre le sens harmonique de ces derniers, un second sens affecté à la classification vocale des chanteurs.

Le soprano s'écrivait autrefois en clef d'utCette clef est sortie de l'usage dans la première moitié du xixe siècle au bénéfice de la clef de solCelle-ci est aujourd'hui seule employée, sauf dans les traités d'harmonie qui, près de deux cents ans plus tard, commencent seulement à s'apercevoir du changement.

1.  Au sens harmonique, le soprano, comme l'ancien superius, est la partie supérieure de la polyphonie. Théoriquement, le soprano des exercices d'harmonie est censé coïncider avec la voix de ce nom. En fait, et malgré l'habitude de déclarations liminaires de pure forme, on y prête le plus souvent fort peu d'attention.

2.  Tessiture la plus élevée des voix féminines ou assimilées (jeunes garçons, castrats, etc.). Dans un chœur, les sopranos sont normalement au-dessus des altos, mais ils peuvent se subdiviser ; en ce cas, le nom de soprano reste à la partie supérieure, et la deuxième partie est dite de mezzo-soprano (ou mezzo tout court). On dit parfois aussi premier et deuxième soprano. En tant que voix soliste, on distingue, du plus aigu au plus grave : soprano léger ou coloratura (francisé parfois en colorature), apte aux notes suraiguës des vocalises de virtuosité (rôle type : Reine de la Nuit) ; soprano lyrique, sans suraigu, mais de timbre plus homogène (type Pamina) ; soprano dramatique, plus timbré vers le grave et parfois confondu avec le mezzo (type Ortrude dans Lohengrin). Diverses chanteuses ont également donné leur nom à des types vocaux spéciaux (→ FALCON , DUGAZON ,etc.).