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sonata da camera (ital. ; « sonate de chambre ») et sonata da chiesa

(ital. ; « sonate d'église »)

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Ce sont deux sortes de musique instrumentale composées aux xviie et xviiie siècles pour un ou deux instruments mélodiques, en général accompagnés par la basse continue. Dans le cas de la sonata da chiesa, l'orgue peut avantageusement remplacer le clavecin pour le continuo.

La sonata da camera commence le plus souvent par un prélude suivi d'une série de mouvements de danses (allemande-courante-sarabande-gigue-gavotte, etc.). En revanche, la sonata da chiesa adopte un ton plus sérieux. Ses mouvements (trois ou, surtout, quatre) portent des titres indiquant le tempo et le caractère de chaque pièce : par exemple, lento (grave)-allegro (souvent de style fugué)-adagio-allegro.

Arcangelo Corelli a laissé de célèbres exemples des deux genres avec les Sonate da camera a tre (1685 et 1694) pour deux violons et violone ou clavecin et les deux recueils de sonates d'église à trois (1681 à 1689) pour deux violons et violone ou archiluth et orgue. Parfois, Corelli remplace le prélude ou premier mouvement de la sonata da camera par un adagio.

Ainsi, après 1700, les deux genres commencent à se mélanger. La sonata da chiesa prendra le titre de sonata tout court tandis que la sonata da camera se confond avec la suite et les formes analogues. En France, une flûte traversière peut alterner avec le violon. Une réunion particulièrement heureuse des deux styles évolués est atteinte par F. Couperin dans les sonates intitulées les Nations (1726).