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singspiel

(pl. singspiele)

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Nom donné en Allemagne à un genre de théâtre où, comme dans l'opéra-comique français, alternent le parlé et le chanté. Si, à sa naissance à la fin du xviiie siècle, le singspiel se fixa pour but de créer un type d'opéra largement populaire démarqué des modèles italien et français, le terme fut d'abord appliqué indistinctement à toutes formes d'expression de langue allemande (→ OPÉRA), telles qu'un Alceste de Schweitzer en 1749, ou que les spectacles de marionnettes donnés à Vienne vers 1750. Ce genre populaire se définit mieux dans certaines œuvres de Haydn (Der Krumme Teufel, 1752, perdu), mais on retient généralement comme créateur du genre Johann Adam Hiller (Der Teufel ist los, 1766). Avec G. Benda, le choix des sujets s'élargit vers des thèmes moyenâgeux ou mythologiques, traités avec un effectif choral et orchestral important, tandis que s'ouvrait à Vienne en 1778 le Nationalsingspiel (ou Opéra allemand), où Mozart donna en 1782 l'Enlèvement au sérail.

Des écrivains tels que Goethe et Wieland contribuèrent à la diffusion d'un genre auquel il faut rattacher la Flûte enchantée, les opéras de Schubert ainsi que Fidelio, le Freischütz ou Oberon, qui par leurs structures appartiennent au singspiel de la même façon que Carmen à l'opéra-comique.

À la fin du xixe siècle, en Allemagne, on assista à une sorte de résurrection du genre avec de nombreux compositeurs tels que Humperdinck, Theile, Bittner, Urspruch, etc., mais leurs œuvres n'utilisent pas expressément la dénomination de singspiel.