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sinfonia

(ital. ; « symphonie »)

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Mot qui apparaît vers la fin de la Renaissance en Italie pour désigner une musique composée spécifiquement pour un groupe d'instruments qui, selon le sens étymologique, « sonnent ensemble ».

Avec l'essor de la musique instrumentale, la sinfonia constitue la première pièce, comme un prélude, dans une suite de danses. J. S. Bach s'en souvient avec la Sinfonia initiale de la Partita en do mineur (BWV 826). Sous la forme d'une courte pièce sans définition précise, la sinfonia pouvait servir d'ouverture d'opéra, de pièce descriptive (bataille, scène de sommeil, entrée de personnages importants, etc.), précéder les sections d'une messe concertante et les parties d'un oratorio ou, encore, se placer à la tête d'une cantate d'église. Contrairement à la ritournelle, elle n'est pas ordinairement répétée et n'a pas vraiment de rôle formel.

À la fin du xviie siècle, la sinfonia évolue vers l'ouverture à l'italienne, généralement de style brillant, caractérisée par ses trois mouvements : vif-lent-vif (une danse) et illustrée notamment par A. Scarlatti. Divorcée du théâtre et composée pour être jouée au concert, elle se trouve à l'origine, chez G. B. Sammartini et ses collègues, de la symphonie classique. Les termes sinfonia et ouverture sont longtemps restés interchangeables : cela est attesté par J. Haydn qui, en 1777 encore, donne le titre de « Sinfonia » à l'ouverture de son opéra Il Mondo della luna.