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Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Par ce terme, il faut entendre plusieurs types de musique liturgique, propres aux cultes anglican et judaïque. Aux xvie et xviie siècles, le service est destiné à accompagner l'office dominical de l'Église anglicane, nouvellement née. Tallis, Byrd (qui, bien qu'il fût catholique, écrivit plusieurs « services » pour la chapelle de la reine Élisabeth Ire, dans le style polyphonique traditionnel de la Renaissance), puis Purcell s'illustreront dans ce répertoire, qui, en fait, correspond à la liturgie de la messe latine, et, par définition, se prête moins aux audaces de langage et aventures harmoniques que le motet. De la même manière, de nombreux musiciens de religion juive ont, à la suite du Mantouan Salamone Rossi, contemporain de Monteverdi, cherché à rehausser le culte synagogal de musiques et chants spécifiques, qualifiés eux aussi de « services ». Et c'est ainsi qu'au xxe siècle des compositeurs aussi célèbres que Ernest Bloch et Darius Milhaud, s'inspirant de la tradition ancestrale, ici ashkénaze, là sépharade, ont enrichi le patrimoine musical de leur race de « services sacrés », qui marient la solennité à l'intensité du sentiment spirituel.