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septième

Septième
Septième

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

1. Intervalle produit entre deux notes, dont les noms, départ et arrivée compris, et quelle que soit la grandeur de l'intervalle, se suivent en montant à une distance de 7 degrés (par exemple, do [ré-mi-fa-sol-la-] si). La septième peut être majeure (do-si), mineure (do-si bémol) ou diminuée (do dièse-si bémol). Son « renversement » (même nom de notes, mais en descendant) est la seconde.

2. Note formant avec la note la plus grave d'un accord un intervalle de septième.

3. On appelle accord de 7e un accord dans lequel figurent à la fois une fondamentale et sa 7e. Un tel accord, en harmonie classique, est toujours formé d'une série de notes, quel qu'en soit l'agencement, dont les noms peuvent s'énoncer par tierces à partir de la fondamentale de l'accord (par exemple, si-fa-sol-ré = sol-si-ré-fa), mais il s'agit là d'une particularité pédagogiquement commode, non d'une caractéristique déterminante de la nature de l'accord, car celui-ci est en réalité composé non de tierces superposées (sol-si + si-ré + ré-fa), mais de quinte + tierce + septième (sol-ré + sol-si + sol-fa). Cette erreur d'analyse a longtemps sévi et a entraîné les plus graves perturbations dans la théorie.

On appelle accord de 7e naturelle l'accord de 7e qui, dans un ordre ou dans un autre, reproduit dans ses intervalles le modèle du tableau des harmoniques (sons nos 1 à 7, soit accord parfait majeur + 7e mineure, l'harmonique 7 étant assimilé à la 7e tempérée, malgré une certaine marge d'intonation, en vertu du phénomène de tolérance, par exemple sol-si-ré-fa). L'accord de 7e naturelle prend le nom de 7e de dominante, en harmonie classique, lorsqu'il est placé sur le 5e degré de la tonalité, et dans ce cas seulement. Il est abusif de généraliser le terme comme on le fait parfois fautivement par confusion entre terminologie de nature et terminologie de fonction. De plus, l'harmonie scolaire a longtemps considéré l'accord de 7e naturelle comme dissonant, considérant à tort la 7e comme une dissonance « ajoutée » à l'accord parfait et exigeant sa résolution au 1/2 ton inférieur ; cette « obligation » est aujourd'hui beaucoup plus nuancée, mais la théorie porte encore le poids de toutes ces erreurs d'analyse, dont le principe remonte à une défaillance de Rameau.

Les accords de 7e autres que l'accord naturel rentrent dans la catégorie des accords artificiels ou analogiques, et prennent des noms divers, dans l'usage desquels règne parfois un certain flottement. Du fait de leur classification en « espèces » numérotées, les traités leur donnent parfois le nom barbare de « 7e d'espèces ». Ils sont nombreux, et on en trouve à la fois nomenclature et fonction tonale si, après avoir dressé un tableau des 4 gammes classiques (1 majeure, 3 mineures), on y relève les différentes 7e possibles avec leurs altérations. Les principaux sont les accords de 7e majeure (do-mi-sol-si = parfait majeur + 7e majeure), 7e mineure (do-mi bémol-sol-si bémol = parfait mineur + 7e mineure) et de 7e diminuée (do dièse-mi-sol-si bémol = quinte diminuée + 7e diminuée). Dans ces 3 accords, toutes les composantes ont même qualification que le nom global de l'accord, ce qui en facilite la mémorisation.

On trouve aussi les accords de 7e sur mineur (c'est-à-dire 7e majeure sur parfait mineur : do-mi bémol-sol-si bécarre), et de 7e mineure sur diminué (c'est-à-dire 7e mineure sur quinte diminuée : do dièse-mi-sol-si bécarre). Ce dernier accord prend le nom de 7e de sensible lorsqu'il est placé sur la sensible (7e degré) du ton, exemple en do, si-ré-fa-la. Il crée souvent ambiguïté avec l'accord de 9e naturelle à fondamentale sous-entendue (sol sous-entendu sous si-ré-fa-la). Son 1er renversement (ré-fa-la-si), très employé en langage classique sur le 4e degré mineur, y partageait autrefois avec son homologue du majeur (IV = acc. de 7e min.) le nom d'accord de grande sixte, avec résolution obligée sur l'accord de dominante.

4. Jeu d'orgue (rare avant le xixe siècle) produisant faiblement à 2 octaves de distance la 7e mineure de la note jouée, ou plus exactement son harmonique 7, un peu plus bas qu'elle. Il s'ajoute aux autres jeux de mutation correspondant aux harmoniques antérieurs pour former l'ensemble du « plein jeu » ou « grand cornet ».