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saxophone

Saxophone soprano
Saxophone soprano

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Instrument à vent de la famille des bois.

Il est en fait de construction métallique, mais il emprunte aux bois son système de clés, actionnant des « plateaux » destinés à fermer ses trous, ainsi qu'une anche simple fixée sur un bec à l'imitation de la clarinette. À la différence de la plupart des autres instruments à vent, qui ont mis des siècles à atteindre leur profil actuel, celui-ci est sorti tout armé du cerveau (et des ateliers) de son inventeur : A. Sax.

Dès son premier brevet (1846), le saxophone avait sa forme caractéristique en « S », son mécanisme et sa sonorité puissante et chaleureuse. À vrai dire, le principe de l'association de l'anche simple et du tuyau conique était fort ancien ; quant au mécanisme, il devait beaucoup à ceux dont les autres bois venaient d'être dotés. Le saxophone n'en était pas moins un instrument nouveau, que les musiques d'harmonie adoptèrent aussitôt. Il fut plus long à s'imposer à l'orchestre symphonique en raison de son caractère réputé bâtard ; Ambroise Thomas, Bizet et Massenet furent les premiers à l'employer couramment, suivis de presque tous les compositeurs contemporains. Et l'on sait quelle place il tient dans la musique de jazz.

Dès l'origine, le saxophone fut construit en plusieurs versions. Le sopranino en mi bémol aigu, pratiquement inusité, et le soprano en si bémol familièrement appelé « carotte » ont la forme droite de la clarinette. L'alto en mi bémol est le plus répandu de la famille, celui auquel on pense quand on parle de « saxo » sans autre précision. Le ténor en si bémol et le baryton en mi bémol graves sont particulièrement appréciés des musiciens de jazz. Mais les énormes basse et contrebasse sont d'un emploi exceptionnel.