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sanctus

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Texte d'acclamation au dieu des Armées (Deus Sabaoth) tiré du livre d'Isaïe (VI, 3), édulcoré en « dieu de l'Univers » dans la messe postconciliaire, bien que le terme hébreu se trouve confirmé par saint Paul lui-même (Romains IX,29).

Autrefois chanté simultanément par le prêtre et par les fidèles, il est préparé par la préface et figure parmi les six pièces du commun de la messe. C'est le dernier chant avant l'élévation. Il correspond au Trisagion (trois fois saint) de la liturgie byzantine. On lui a adjoint une seconde partie (Benedictus) empruntée à un verset du psaume 118 et qui, si elle suit toujours la première dans le plain-chant, en a souvent été détachée dans les messes polyphoniques ; celles-ci en font presque toujours un morceau à part, souvent même de caractère opposé au premier (message de paix après la proclamation de la puissance guerrière).

Vers le xve siècle, on prit l'habitude de chanter le Benedictus après l'élévation, et parfois de le supprimer pour le remplacer par un motet (généralement O salutaris), ce qui explique que plusieurs messes du xviie siècle n'aient pas de Benedictus. Dans les messes symphoniques, le sanctus est presque toujours un morceau brillant, le Benedictus un morceau mélodique (au xvie siècle, on le faisait souvent chanter par un plus petit nombre de voix). Dans la Messe en si de Bach, le Sanctus est un vaste chant de louange fait d'encensoirs balancés ; dans la Messe en « ré » de Beethoven, un long solo de violon venant des hauteurs traduit la descente du messager pacifique après les fanfares guerrières. Rien de tout cela ne reste compréhensible dans la nouvelle version conciliaire.