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romanesca

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Thème musical utilisé pour des danses, des airs et des variations instrumentales aux xvie et xviie siècles.

Bien qu'il soit, à l'origine, mélodique (tétracorde de deux tons et un demi-ton descendants répété deux fois et aboutissant à la tonique), sa basse, plus ou moins constante, devient peu à peu suffisamment caractéristique pour se substituer à la mélodie initiale (III-VII-I-V-III-VII-I-[V]-I) :

Il s'agit d'une formule de base que le compositeur peut à loisir varier mélodiquement, rythmiquement et harmoniquement, et à laquelle se greffe souvent une reprise ou coda. L'étymologie du mot et l'origine de la forme sont obscures, car la romanesca apparaît parallèlement dans des sources italiennes et espagnoles. Très proche de la folia et du passamezzo antico avec lesquels elle se confond parfois, on la retrouve également sous d'autres formes, qu'il s'agisse de gaillardes (pièces d'Attaingnant), du villancico « Guardame las vacas » (Romanesca o Guardame las vacas de Mudarra), du cantus romanescus ou de la pavana milanese (de P. P. Borrono).

Le terme est employé très tôt en Espagne par Mudarra en 1546 (pièce ci-dessus), D. Ortiz en 1553 (Tratado de glosas) et surtout Fr. Salinas qui en donne une description précise dans son De musica de 1577. À la fin du xvie siècle, la romanesca est utilisée comme thème de danse pour la vihuela en Espagne (pièces de E. de Valderrabano, par exemple) et le luth en Italie (pièces de C. Bottegari et V. Galilei). Au début du xviie siècle, la forme inspire plus particulièrement les premiers monodistes italiens, qui en donnent des versions pour voix solo et basse continue (pièces de G. et F. Caccini, Cifra, Banchieri, Monteverdi, etc.). Elle sera, en outre, adaptée à divers ensembles vocaux et instrumentaux, en particulier au clavier avec des pièces de E. Pasquini, Frescobaldi (Partite sopra la romanesca), B. Storace et Gr. Strozzi.