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piste magnétique

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Zone longitudinale explorée pour l'enregistrement et la lecture des sons sur une bande magnétique de magnétophone.

Elle n'a pas d'existence physique par elle-même, mais est déterminée par la largeur de l'entrefer des têtes magnétiques qui y inscrivent un champ magnétique pour l'enregistrement, ou l'explorent pour la lecture : c'est une trace, une empreinte sur un support sensible et non pas un guide, une sorte de rail matérialisé. La stéréophonie (à deux canaux d'information) oblige à explorer deux pistes magnétiques simultanément, pour l'inscription des informations émanant des canaux de gauche et de droite. Sur les magnétophones à bobines traditionnels (bande d'un quart de pouce, ou 6,25 mm de largeur), on utilise généralement soit deux pistes (enregistrement en stéréophonie sur toute la largeur de la bande), soit quatre pistes (enregistrement stéréophonique sur la moitié de la largeur de la bande, et sur l'autre moitié par retournement de la bobine). Sur les magnétophones à cassette (bande de 3,81 mm de largeur), on utilise quatre pistes ; celles-ci ne mesurent que 0,6 mm de largeur, et sont séparées entre elles par des espaces de 0,3 mm, pour éviter tout risque d'interférence d'une piste à l'autre. Plus les pistes sont larges, et plus le niveau sonore susceptible d'y être enregistré est élevé, ce qui indique les limitations de la réduction de leur largeur. Sur les magnétophones destinés à l'enregistrement professionnel (bandes dites de 1/2 pouce, 1 pouce ou 2 pouces, c'est-à-dire respectivement 12,7, 25,4 ou 50,8 mm de largeur), on inscrit quatre, huit, seize ou même vingt-quatre pistes explorées simultanément, de façon à pouvoir enregistrer séparément les informations émanant des divers microphones utilisés pour la prise de son et à mélanger ces signaux, à volonté, après leur enregistrement et non pas avant. Cette technique, dite « multipiste », permet également de procéder à l'enregistrement en plusieurs étapes, par parties ou groupes instrumentaux séparés, et de reconstituer ultérieurement le morceau musical en son ensemble. Lorsque le son est enregistré sur un magnétoscope, destiné principalement à l'enregistrement des images, les pistes ne sont pas longitudinales, mais transversales, l'exploration de la bande se faisant par des têtes animées d'un mouvement hélicoïdal.