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pentatonique

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Dans la progression des échelles produites par le cycle des quintes, et qui va du ditonique (2 notes par octave) à l'heptatonique (7 notes), le stade dit pentatonique (5 notes) est l'un des plus importants. Répandu sur toute la surface du globe (on l'appelait autrefois à tort « gamme chinoise »), présent jusque dans l'infrastructure modale du grégorien, il correspond à une gamme sans demi-tons (dite anhémitonique), dont le modèle est donné par les touches noires du piano.

Selon la note prise pour tonique, on distingue 5 modes pentatoniques diversement numérotés selon les musicologues : la seule nomenclature qui ne prête pas à confusion est celle qui emploie non des numéros, mais des indications de notes (pentatonique fa, pentatonique sol, etc.). La convention admise est d'identifier les degrés du pentatonique aux notes comportant des touches noires comme dièses, soit une gamme sans mi ni si divisée en deux groupes (do-ré, fa-sol-la) que sépare un intervalle de trihémiton (un ton et demi) incomposé, c'est-à-dire analogue aux intervalles « conjoints » de la musique classique. Certains donnent à ces groupes le nom de pycnon, empruntant le terme à la musique grecque antique, mais dans cette dernière ce même mot possède une définition incompatible avec cet emploi. De même certains musicographes emploient abusivement le mot pentatonique pour désigner n'importe quelle échelle à 5 sons, ce qui introduit parfois d'inutiles et regrettables confusions.

À côté du pentatonique anhémitonique figurent parfois des pentatoniques hémitoniques, c'est-à-dire pourvus de demi-tons résultant d'un déplacement attractif de notes, et non plus uniquement, comme le précédent, d'une suite de sons s'engendrant par quintes ou quartes. On les trouve surtout dans la musique japonaise ou balinaise (par ex., en descendant : mi-do-si-la-fa-mi).