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partiel

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Terme d'acoustique employé dans deux acceptions voisines, mais sensiblement différentes.

Au sens ancien, le plus large et, aujourd'hui encore, le plus généralement utilisé, partiel tend à se confondre avec harmonique. En soufflant plus fort dans un instrument à vent ou dans un tuyau d'orgue, on lui fait donner des sons plus élevés que le son fondamental : l'octave, puis la douzième, la double octave, etc. Ces sons apparaissent dans l'ordre naturel des harmoniques, ce qui explique qu'en les appelant partiels, les musiciens les confondent avec ceux-ci ­ sans d'ailleurs commettre de grave erreur.

Mais, en fait, les harmoniques sont des fréquences contribuant à former tout son musical complexe, et dont la hauteur se définit par rapport à ce son par une relation simple : 2/1, 3/1, 4/1, etc. Or la fréquence des sons que l'on obtient en forçant un tuyau sonore, ou en immobilisant une corde à la moitié ou au tiers de sa longueur, n'est pas dans un rapport simple avec la fondamentale, et ne correspond pas rigoureusement à un harmonique : c'est un partiel, dans son second sens, le sens strict des physiciens, c'est-à-dire un son constitutif d'un son musical complexe, mais dont la fréquence n'est pas un multiple entier de ce son. Tel est le cas, notamment, des sons qui composent les sons musicaux des percussions ou des cloches, qui sont typiquement des partiels. Il n'empêche que, dans les instruments à vent en particulier, les facteurs d'instruments s'efforcent d'obtenir des partiels qu'ils se rapprochent le plus possible des harmoniques, de façon à donner la plus grande justesse lorsque l'on change d'octave en soufflant plus fort.