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neuvième

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

1. Intervalle produit entre les extrêmes d'un groupe de 9 notes consécutives, prises sur une gamme diatonique, départ et arrivée compris. La neuvième est le redoublement de la seconde, et peut être majeure (octave + 1 ton), mineure (octave + 1/2 ton) ou augmentée (octave + seconde augm.).

2. L'accord de neuvième est celui formé de 5 notes pouvant s'énoncer par tierces juxtaposées, exemple do-mi-sol-si-ré (mais non forcément disposées dans cet ordre). L'accord est naturel quand ses intervalles correspondent à ceux formés par les sons 1 à 9 de la résonance (do-mi-sol-si bémol-ré), et prend en ce cas le nom de neuvième de dominante s'il est placé sur le 5e degré, ce qui se produit normalement en majeur et en mineur ascendant. Il est majeur si tous ses intervalles (à partir de la fondamentale) sont justes ou majeurs (ex. do-mi-sol-si-ré), mineur si la septième est mineure au-dessus d'un accord de septième naturelle (c'est le cas de la neuvième de dominante en mineur harmonique, dite neuvième de dominante mineure). Les autres accords de neuvième portent des noms variables d'un auteur à l'autre (on en dénombre 11), la nomenclature la plus rationnelle étant sans doute celle du Traité historique d'analyse harmonique de J. Chailley.

3. Jeu de mutation de l'orgue, d'introduction récente et non généralisée, faisant entendre la neuvième ou la seizième du son fondamental.