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musique légère

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Elle s'oppose aux musiques classique ou religieuse, considérées comme des musiques sérieuses (cependant, des œuvres religieuses ou classiques peuvent être, à l'occasion, légères). La musique d'une opérette, par exemple, est par définition légère, étant donné ses rythmes souvent sautillants, ses mélodies aimables et faciles, et, surtout, l'effectif réduit de ses orchestres. Mais il arrive que les partitions d'opérettes puissent être assimilées à des pages classiques et constituer de véritables chefs-d'œuvre musicaux. Ainsi en est-il de Ciboulette de Reynaldo Hahn, Véronique de Messager et même la Belle Hélène d'Offenbach et ses étonnantes parodies d'opéra.

On a coutume de classer dans la musique légère les musiques récréatives, que l'on rencontre au music-hall, les musiques de variétés tant utilisées à la radio et dans les enregistrements d'airs à la mode par des vedettes à la mode, les musiques de danse animant les bals champêtres ou citadins. Les petits orchestres de brasserie ou de salon interprètent des partitions de musique légère, même s'ils offrent à leurs auditeurs des extraits de grandes œuvres classiques, étant donné que ces extraits se trouvent adaptés aux possibilités instrumentales desdits orchestres. Les chansons et les romances, que chantaient, avant l'apparition du disque, puis de la radio, les chanteurs de rues dans les cours des immeubles, appartiennent à la musique légère. Il en va de même de celle composant les programmes des orphéons, des fanfares, des kiosques, des musiques militaires. Évidemment, se rattachent aussi à la catégorie des musiques légères les musiques populaires constituant les folklores régionaux ou nationaux, les musiques tziganes, les musiques viennoises si chères aux Strauss père et fils, les musiques de genre, les parodies, les musiques imitatives et, par extension, les fonds sonores qui encombrent les émissions radiotélévisées. La musique de film peut, fort souvent, être classée dans la catégorie légère, tout comme celle du jazz, bien que celle-ci comporte des pages d'une grande qualité musicale. Citons encore les musiques de scène, celles des vaudevilles d'antan, toutes celles enfin qui n'affectent aucune prétention, mais qui peuvent être charmantes, émouvantes, dessinées avec art et goût.

La musique légère n'est pas de la « musiquette », elle est un genre et si elle doit être agréable, si elle doit facilement être retenue par les auditeurs, rien ne l'empêche d'être écrite avec style, avec une solidité harmonique utilisant éventuellement la fugue et les contrepoints. Bref, la musique légère doit, avant tout, être de la musique, et même de la musique vivante puisant ses sources dans les traditions populaires, s'enrichissant des formules nouvelles, s'imposant d'être récréative, car tous ceux qui viennent à elle y viennent pour se détendre et se divertir.