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harmonica de verre

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Instrument ancien fondé sur l'expérience de physique amusante qui consiste à produire un son en promenant un doigt mouillé sur les bords d'un verre à boire.

L'harmonica de verre était formé d'une série de verres de cristal convenablement calibrés pour reconstituer la gamme chromatique et qu'on pouvait accorder de façon précise en les remplissant plus ou moins d'eau. Gluck lui-même, séduit par la sonorité immatérielle de ce Glasharmonika, en a joué en public. Dans la seconde moitié du xviiie siècle, le physicien américain Benjamin Franklin (1706-1790), qui devait également inventer le paratonnerre et jouer un rôle politique de premier plan, imagina de remplacer les verres par des coupes sans pied, enfilées sur un axe horizontal qu'un mécanisme à pédale mettait en mouvement. Les corps sonores se présentaient ainsi comme autant de touches d'un clavier, et il suffisait de les effleurer pour les faire vibrer. C'est pour l'harmonica de Franklin, dont l'étendue atteignait trois octaves et une sixte, que Mozart a composé en 1791 un quintette pour harmonica, flûte, alto, hautbois et violoncelle (K. 617). Dans l'orchestre moderne, le célesta remplace l'harmonica de verre de façon beaucoup plus commode, mais sans égaler tout à fait sa pureté de son.