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graduel

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

1. Abréviation de l'expression « répons-graduel » (responsum gradale), désignant un répons ou fragment de psaume chanté après l'épître, primitivement sur les degrés (gradus) de l'« ambon » (tribune surélevée servant aux lectures), et précédant l'alléluia (ou le trait). Jadis plus développé, le graduel est aujourd'hui habituellement réduit à deux versets de psaume, théoriquement alternés entre chœur et soliste, dont l'un constitue le « répons » du chœur et le second le « verset » de soliste (souvent chanté par un « petit chœur » ; comme pour l'alléluia, le grand chœur rejoint aux derniers mots). Le graduel est une pièce largement ornée, dont l'ambitus, surtout dans le verset, dépasse souvent les limites théoriques du mode. Il existe pour chacun des 8 modes une mélodie type de verset dont on retrouve le schéma, différemment orné, à travers de nombreux graduels du même mode, bien que tous ne s'y astreignent pas. Considéré comme le « morceau musical » de la messe par excellence, le graduel en a été l'une des parties les plus développées par les déchanteurs primitifs : la majorité des grands organa de l'Ars antiqua sont des graduels.

2. Par extension, on a donné le nom de graduel au livre de chant contenant l'ensemble du propre de la messe, par opposition au Kyriale qui n'en contient que le commun, au missel (dit parfois antiphonarium missae), qui contient les deux, et à l'« antiphonaire », qui ne contient que les offices des heures. La distinction toutefois n'est pas toujours observée, et notamment l'on emploie souvent le mot « graduel » pour désigner l'une ou l'autre de ces diverses catégories de livres.