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chant gallican

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

L'une des grandes familles de chant liturgique qui, en France, comme le chant ambrosien à Milan, le mozarabe en Espagne et le vieux-romain dans le centre de l'Italie, tenta longtemps de maintenir ses particularismes face à l'unification grégorienne imposée par la papauté et soutenue par les empereurs carolingiens. Ces particularismes, au reste non systématiquement unifiés, n'atteignaient pas le fond de la liturgie, mais portaient sur de nombreux détails d'ordonnance, de texte (par exemple, on disait credimus, « nous croyons », au lieu de credo, « je crois »), sur le répertoire, les tournures mélodiques (on y trouvait souvent des psalmodies à 2 cordes de récitation comme dans le tonus peregrinus), et même sur la prononciation du latin (on a prononcé le plus souvent en « U » jusque vers 1920). Le chant gallican a été progressivement éliminé à partir du ixe siècle, et il en reste peu de témoins systématiques, mais de nombreuses pièces gallicanes se sont glissées dans les livres de chant français, parfois même étrangers (le Te Deum, par exemple, a une origine gallicane), et y ont subsisté plus ou moins longtemps. Au xviie siècle, le particularisme gallican semble avoir abandonné cet aspect du répertoire pour se réfugier vers d'autres manifestations, par exemple dans le « plain-chant parisien » resté en usage jusqu'à la réforme de Solesmes au début du xxe siècle.