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enharmonie

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

1. Dans la musique grecque, le « genre enharmonique » désignait une division irrégulière du tétracorde (v. chromatique, diatonique). Cette division irrégulière utilisait ce que nous appellerions, de nos jours, des quarts de ton, par exemple mi-do-do un quart de ton plus bas –si.

2. Actuellement, et depuis l'apparition de la polyphonie occidentale, l'enharmonie désigne des enchaînements, soit mélodiques, soit harmoniques, entre des notes dont la hauteur se trouve être presque la même (tout à fait la même sur le clavier des instruments accordés au tempérament égal), mais dont la fonction musicale et surtout harmonique peut être différente. Par exemple, sur le piano, do dièse et bémol sont représentés par la même note. Mais do dièse peut évoquer la tonalité de majeur, en même temps que bémol peut évoquer celle de la bémol majeur. Dans l'Enharmonique, célèbre pièce de clavecin de Rameau, lors de la douzième mesure après la barre de reprise, un accord de septième diminuée appartient par enharmonie aux tonalités de mineur et de fa mineur. À Londres, Haydn écrivit deux œuvres (la cantate Berenice che fai ? et la symphonie no 102) contenant des modulations enharmoniques spectaculaires, et prit bien soin d'indiquer aux exécutants (en anglais) qu'il s'agissait de the same note (la même note).