En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

dastgah ou avaz ou naghmé

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Mode musical de l'Iran, que l'on peut considérer comme une forme iranienne du maqam arabo-islamique ou que l'on peut comparer au raga de l'Inde.

Selon leur rôle ou selon les auteurs, les douze modes musicaux de l'Iran sont désignés par les noms génériques de dastgah, avaz ou naghmé. On écrit cinq structures modales : chur, segah, tchahargah, homayun et mahur, auxquelles s'ajoutent les modes nava et rastpanjgah et les cinq modulations afchari, abu-ata, dacht, bayat-e tork et esfahan. Le mode musical de l'Iran est donc décrit comme une structure modale heptatonique dans laquelle on distingue des degrés caractéristiques qui varient en fonction de chaque mode. On distingue : mayé, tonalité, tonique ou finale du mode déterminant la hauteur ; chahed, note témoin, sorte de pivot ou de charnière de la structure modale et de la mélodie jouant un rôle fondamental ; ist, note d'arrêt marquant un repos transitoire de la mélodie ; moteghayer, note variable ou mobile en hauteur ; forud, note de conclusion, elle peut suivre la note d'arrêt et marquer le point final de la formule-coda de conclusion du mode appelée également forud. Plusieurs de ces degrés, ou notes caractéristiques, peuvent être confondus dans un même mode. Les intervalles, en l'absence d'une définition « structurale » sur le 'ud, luth arabo-irano-turc, doivent être appréciés par le maître et l'élève en fonction de leur oreille ou de leur goût. Les mini-altérations sori (semi-dièse) et koron (semi-bémol) sont appréciées différemment par chaque école. Les jins-s, genres tricordes, tétracordes ou pentacordes jadis conçus sur le 'ud, ne sont pas explicitement décrits dans les analyses de structures modales iraniennes. On décrit les guché-s, modulations ou modèles mélodiques archétypés dont l'enchaînement, en fonction d'un ordre et d'un rituel bien définis par l'usage, sert de canevas à toute improvisation en un mode déterminé. On dénombre environ trois cents guché-s. Chaque mode est lié à un sentiment modal ou ethos appelé ruh.