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courante

(ital. corrente)

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Danse dont l'origine ­ italienne ou française ­ remonte au xvie siècle ; avec l'allemande, la sarabande et la gigue, elle prend la deuxième place dans la suite instrumentale classique.

Elle est d'abord à deux temps rapides, au xvie siècle en France, et c'est ainsi qu'elle est décrite par Th. Arbeau (Orchésographie, 1588), avant d'adopter un tempo plus modéré au siècle suivant, pour devenir une danse de cour extrêmement populaire sous Louis XIV, cette fois à trois temps (3/2 ou 6/4) et d'une allure plus aristocratique. La forme en est généralement binaire avec une reprise de chaque section. En Italie, la corrente choisit un rythme ternaire, un tempo rapide (3/8 ou 3/4) et une écriture plus simple et régulière que dans la courante française, plus gracieuse et contrapuntique. On trouve de nombreux exemples des courantes, d'abord chez les luthistes, puis dans les suites des maîtres français du clavecin (Chambonnières, d'Anglebert, les deux Couperin, Froberger). Chez J. S. Bach, on constate l'emploi du type français ; G. F. Haendel, en revanche, a eu recours aux deux styles.