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cassation

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Un des termes utilisés au xviiie siècle pour désigner une musique relevant du concept global de divertissement ou de divertimento. Ces termes furent alors souvent employés de façon synonyme, et inversement, les sources différentes d'une même œuvre utilisent fréquemment l'un ou l'autre. Les traditions locales jouèrent sur ce plan un rôle non négligeable : presque toutes les œuvres de musique de chambre de Haydn et de ses contemporains conservées à l'abbaye autrichienne de Göttweig y sont intitulées cassations. Ce n'est qu'avec H. C. Koch qu'à cette diversité terminologique fut donnée une base théorique. Le terme « cassation » proviendrait de l'italien cassazione (séparation, abandon, adieu), et désignerait une musique « mettant fin » à une manifestation de circonstance. On a aussi voulu le faire dériver de l'expression allemande gassatim gehen (aller en promenade nocturne dans un but amoureux, de Gasse : chemin, voie, ruelle), mais pour Koch, c'est « cassation » qui aurait donné « gassatim », et non l'inverse : effectivement, pouvaient se jouer en plein air non seulement une cassation, mais tout aussi bien un divertissement ou une sérénade. Mozart n'appela lui-même cassations que quelques ouvrages de jeunesse (1769) pour ensemble instrumental (K. 62, 63, 99), et Haydn uniquement deux groupes de brèves pièces avec baryton (Hob. XII.19 et 20-23) sans doute destinées à « terminer » une soirée musicale chez le prince Esterhazy.