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bécarre

Bécarre
Bécarre

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Dans l'usage actuel, signe de notation musicale qui précise que la note à laquelle il s'applique n'est pas altérée et qui annule les altérations ayant pu antérieurement affecter cette note. Comme les autres signes d'altération, le bécarre se place normalement avant la note qu'il affecte, et peut aussi s'employer en armature ou en chiffrage. Dans la musique sérielle, on a pris pour règle de placer un bécarre devant toute note naturelle, même s'il n'y a pas d'altération antérieure à annuler, afin d'éviter qu'une graphie différente ne suggère une différence de traitement entre notes naturelles et notes altérées.

Les solfèges un peu anciens prescrivent, si l'on veut changer l'altération d'une note, par exemple affecter un bémol à une note subissant l'effet d'une altération par un dièse, de mettre d'abord un bécarre d'annulation ; on renonce aujourd'hui à cette complication inutile.

Dans l'ancienne solmisation, le sens du bécarre était assez différent de celui qu'il a aujourd'hui (→ BÉMOL). Sa graphie initiale était celle du bémol : un b minuscule, mais dont on prenait soin d'anguler la boucle ( , b carré, d'où bécarre, s'opposant à b, b arrondi, « mol », d'où bémol). Puis la différence de graphie apparut insuffisante et, pour éviter les confusions, on ajouta un petit trait descendant prolongeant la partie droite du « carré » : telle est encore sa forme actuelle ( ). Mais, jusqu'au xvie siècle, il ne fut pas fait de véritable différence entre le bécarre et le dièse.