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aspiration

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

1. Terme parfois employé, mais non généralisé (cf. Couperin), pour désigner un signe en forme d'accent vertical surmontant une note, pour l'abréger en la détachant de celle qui suit ; l'aspiration est en quelque sorte le superlatif du point désignant les « notes piquées », en les rendant plus brèves encore, bien que certains auteurs emploient parfois indifféremment les deux signes l'un pour l'autre.

2. Ornement usité au xviiie siècle dans la musique vocale et pour certains instruments à vent (flûte), consistant à toucher très légèrement le degré supérieur, sans lui donner la valeur d'une note véritable, entre deux notes qui se suivent à l'unisson, surtout quand la première est longue ; on peut aussi l'employer dans un mouvement mélodique légèrement descendant. L'aspiration n'est usitée que dans les morceaux de caractère grave ou pathétique, jamais dans les airs vifs ou gais. Les instruments, qui, comme le clavecin, ne peuvent toucher une note sans la jouer réellement, sont impropres à l'aspiration, encore qu'ils s'y essaient quelquefois (Saint-Lambert). Certains auteurs assimilent l'aspiration aux ornements appelés « accent », « plainte » ou « sanglot ». Lorsqu'elle est notée, ce qui n'est pas obligatoire, cette sorte d'aspiration peut s'écrire soit par une petite note, soit par un signe analogue à celui qui est présenté dans la première définition, mais placé entre les 53 41 26 notes et non au-dessus d'elles.