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air de substitution

(angl. insertion aria ; all. einlagearie)

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Air écrit par un compositeur pour en remplacer un autre lors de la représentation d'un opéra d'un autre compositeur ou plus rarement de lui-même, compte tenu notamment de conditions locales différentes ou d'un changement de distribution.

Cette pratique fut courante dans l'opéra italien jusqu'au début du xixe siècle. Haydn en composa plusieurs pour les opéras représentés à Eszterhaza, par exemple en 1786 Sono Alcina e sono ancora Hob. XXIVb.9 pour la scène 5 de l'acte I de l'Isola d'Alcina de Gazzaniga, ou en 1790 la Moglie quando è buona Hob. XXIVb.18 pour la scène 10 de l'acte I de Giannina e Bernardone de Cimarosa. En 1783, pour une représentation viennoise d'Il curioso indiscreto d'Anfossi, Mozart composa pour la soprano Aloysia Lange (née Weber) Vorrei spiegarvi, oh Dio K.418 et No, che non sei capace K.419, et pour le ténor Johann Valentin Adamberger (créateur en 1782 du rôle de Belmonte dans l'Enlèvement au sérail) Per pietà, non ricercate K.420. En 1789, il destina à Luisa Villeneuve (créatrice en 1790 du rôle de Dorabella dans Così fan tutte) Alma grande e nobil core K.578 (pour I due baroni di Rocca Azzura de Cimarosa) ainsi que Chi sa, chi sa, qual sia K.582 et Vado, ma dove ? oh Dei K.583 (pour Il burbero di buon cuore de Martin y Soler). Pour la version viennoise de Don Giovanni (1788), Mozart remplaça l'air d'Ottavio Il mio tesoro par Dalla sua pace. De nos jours, on chante habituellement les deux.