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air

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

1. Élément gazeux faisant vibrer les cordes vocales et alimentant le souffle dans le chant, ainsi que dans le fonctionnement de l'orgue par l'intermédiaire des soufflets des tuyaux et des différents instruments à vent.

2. Mélodie dont on se souvient facilement, qu'on retient, sur laquelle on peut adapter des paroles différentes des paroles originales ; dans le sens de ligne générale d'une mélodie, l'usage du mot est devenu populaire.

3. Genre musical : le mot « air » est entré dans le vocabulaire musical français en 1571 avec la publication du Livre d'A. Le Roy (→ AIR DE COUR) ; l'origine en est la chanson au luth du xvie siècle, qui devient l'air de cour, puis la chanson ou l'air à boire ; il se développe intensément au xviie siècle avec le ballet de cour. Vers 1650, ce sera le tour de l'air en rondeau et plus encore de l'air sérieux, avec, en général, un second couplet en diminution, appelé le double et souvent très orné. Aux xviie et xviiie siècles, en France, mais aussi en Italie, l'air est souvent suivi d'un qualificatif, selon la forme ou le sentiment exprimé : air tendre, air gai, air en rondeau, air à variations, air de concert, etc. Dans le théâtre lyrique de cette époque, l'air est généralement précédé d'un récitatif, mais utilise plusieurs formes, soit anciennes, soit nouvelles comme l'aria col da capo venant d'Italie. L'œuvre de Lully peut servir d'illustration. Au xixe siècle, on évite cette forme d'air à reprise, qui interrompt l'action : l'air est en deux sections, mais celles-ci sont totalement différentes. Avec Wagner, l'air et le récitatif perdent leur individualité ; l'action se déroule sur une musique continue. Après Wagner, cette tendance s'étend, et, à la suite de Pelléas et Mélisande de Debussy, elle devient générale.

« Air » est également utilisé, dans la musique instrumentale, comme titre de pièces à caractère mélodique ou dont la forme est proche de la musique vocale ; cet emploi est, bien sûr, particulièrement fréquent dans la musique française. Parfois, cependant, des pièces de toute évidence inspirées par la forme de l'air n'en portent pas le titre (Adagio du Concerto en « sol » de Ravel).