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abréviation

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Depuis le xviie siècle au moins, le nombre de signes que requiert la moindre notation musicale complète a poussé les notateurs à simplifier chaque fois que possible leur graphisme au moyen d'abréviations diverses. Certaines, non codifiables, sont de simples suggestions graphiques que copistes ou imprimeurs développent ensuite ; il en est d'autres qui sont au contraire passées dans l'usage au point de faire partie de la notation codifiée elle-même. On relève surtout parmi elles :

­ des signes de répétition, très nombreux, parmi lesquels certains, comme l'arpeggio, ont en musique ancienne une forme graphique qu'on ne doit pas confondre avec des graphismes actuels analogues de sens différent ;

­ des indications de mouvements réguliers (batteries de notes répétées, glissandi, gammes chromatiques, etc.) ;

­ des signes d'octaviation ou de redoublement d'octaves au moyen du chiffre 8 ou de ses dérivés (8a ou 8va = octava) ;

­ les signes de nuance, normalement écrits en abrégé (piano = p, crescendo = cresc., etc.) ;

­ les signes d'agrément (trilles, grupetti, etc.) qui donnent lieu, surtout au xviiie siècle, à toute une séméiographie raffinée et complexe, souvent variable d'un auteur à l'autre ;

­ diverses conventions permettant d'économiser le nombre d'altérations écrites (non-répétition des altérations avant la barre de mesure, armatures, etc.) ;

­ diverses indications sommaires d'orchestration dont le développement est laissé aux soins du copiste (ex. sur une portée de flûte on lira col violini, « avec les violons »). Ce genre d'indications, peu prisé aujourd'hui, était au contraire très usuel dans les partitions anciennes, souvent réduites au rôle de simple schéma ;

­ le remplacement des accords par des chiffres conventionnels placés sur ou sous la basse, et qu'il appartient au lecteur de développer ; ce système, dit basse chiffrée, a été très courant du xviie au milieu du xviiie siècle ; il n'est plus guère employé aujourd'hui que dans les brouillons de compositeurs et les exercices scolaires ;

­ les appels à l'improvisation de l'interprète, auquel le compositeur se borne à fournir un schéma de départ (cadenza, a piacere, etc.).

On notera que l'italien étant devenu en quelque sorte la langue officielle de la musique du xviie au milieu du xixe siècle, au moins, la plupart des abréviations à partir d'expressions verbales se réfèrent à cette langue.