En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Gioseffo Zarlino

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Théoricien et compositeur italien (Chioggia 1517 – Venise 1590).

Prêtre organiste de la cathédrale de sa ville natale, il s'installa à Venise en 1541 et y devint élève de Willaert. De 1565 à sa mort, il fut maître de chapelle à San Marco. Ses compositions sont d'un intérêt secondaire, mais il a joué un rôle de tout premier plan dans l'évolution de la théorie musicale, et notamment dans celle du contrepoint, dont (en prenant pour modèle les œuvres de Willaert, témoignant ainsi de son souci d'allier spéculation et pratique) il fut au xvie siècle le plus grand représentant. De ses traités, le plus important est les Istitutioni harmoniche (Venise, 1558 [réimpr. 1965] ; rév. 1562, 1573 [réimpr. 1966], 1593). Fondant sur des bases harmoniques sa théorie du contrepoint, il fut le premier à dégager les principes du système diatonique tonal et des proportions arithmétiques. Ses règles de contrepoint furent diffusées notamment par son élève Artusi et largement reprises par la suite, mais leurs fondements théoriques et mathématiques furent réfutés non sans raisons, en particulier par son élève Vincenzo Galilei (Dialogo della musica antiqua e della moderna, Florence, 1581 ; Discorso intorno all'opere di messer G. Zarlino, Venise, 1589). À ces critiques, Zarlino répondit, sans parvenir à les réfuter, dans ses Sopplimenti musicali (Venise, 1588 ; réimpr. 1966).