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Thomas Weelkes

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur anglais (Elsted, Sussex, v. 1576 – Londres 1623).

On sait très peu de chose de son existence, sinon qu'il est organiste à la cathédrale de Winchester de 1598 à 1601, puis organiste et directeur de la maîtrise de la cathédrale de Chichester de 1601 à 1617. Il est renvoyé de ce poste en raison de sa mauvaise conduite. En 1602, il reçoit le titre de Bachelor of Music de l'université d'Oxford, et se marie en 1603.

Avec son contemporain John Wilbye, Thomas Weelkes compte parmi les plus grands maîtres du madrigal anglais. Si son œuvre n'est pas toujours l'égale de celle du premier, elle est nettement plus abondante ou, en tout cas, mieux conservée. Quatre livres de madrigaux, de Balletts, d'Ayeres or Phantasticke Spirites for Three Voices, ont paru en 1597, 1598, 1600 et 1608 à Londres. Sa musique religieuse (services, antiennes, Magnificat, Nunc Dimitis, Te Deum) est restée manuscrite à l'exception de deux pièces incluses dans les Teares and Lamentations of a Sorrowful Soul de Leighton (1614). Quelques œuvres instrumentales, pour clavier ou pour un ensemble de violes (In nomine, pavanes), complètent cette liste.

Fasciné par la cosmographie, par le fantastique, Weelkes emploie un chromatisme parfois excessif. En revanche, cette étrangeté trouve sa pleine expression dans un madrigal extraordinaire : Thule, the Period of Cosmography (1600). Gai, extraverti, parfois maladroit, son talent s'exerce également dans les pièces du genre brillant ou populaire. Si The Cries of London n'atteignent pas la perfection de forme, de contrastes et d'invention des Cris de Paris de Clément Janequin, la simplicité de la scène évoquée est peut-être plus réaliste. Pour Th. Morley, l'ami qui lui a sans doute inspiré ses Balletts (de l'italien balletto), Weelkes compose la déploration à six voix intitulée Death hath deprived me of my dearest friend (1608).