En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Johann Theile

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur allemand (Naumburg 1646 – id. 1724).

Étudiant en droit à l'université de Leipzig, il apprit l'art du chant, fut joueur de viole et profita des leçons de Heinrich Schütz, retiré à Weissenfels. Il enseigna ensuite la musique à Stettin et à Lübeck. Maître de chapelle du duc de Holstein à la cour de Gottorf, de 1673 à 1675, il gagna Hambourg l'année suivante et c'est son singspiel, Adam und Eva, oder der erschaffene, gefallene, und wieder aufgerichtete Mensch, qui fut joué pour l'ouverture du célèbre opéra du Marché-aux-Oies (Gänsemarkt). Par la suite, il fut nommé maître de chapelle à la cour de Wolfenbüttel (1685), où il succédait à Rosenmüller, puis à la cour de Merseburg (1691). Revenu à Naumburg en 1694, il travailla un certain temps pour la cour de Berlin. Attaché à l'Opéra de Naumburg, après 1700, il a formé de nombreux musiciens, parmi lesquels Dietrich Buxtehude.

Son œuvre, outre la musique lyrique, comprend vingt messes, une Passion selon saint Matthieu, des cantates, des pièces instrumentales, et aussi des traités théoriques sur le contrepoint (Contrapuncts-Praecepta, etc.). Élève, comme il est dit plus haut, de Schütz, il doit à ce dernier son goût pour la conservation des vieilles règles de composition et a ainsi écrit plusieurs messes in stile antico. Enfin, il fonda une école de contrapuntistes pour l'Allemagne du Nord et du Centre, d'où le surnom de « père du contrepoint » qu'il reçut de ses contemporains. Mais ce respect du répertoire ancien et l'amour de l'œuvre archaïsante ne l'empêchèrent pas d'écrire pour l'église dans le style concertant du temps.