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Taskin

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Dynastie de musiciens français d'origine belge.

Pascal (Theux, près de Liège, 1723 – Paris 1793). Il étudia la facture du clavecin à Paris chez François Étienne Blanchet, auquel il succéda après sa mort et dont il épousa la veuve. En 1768, il fit construire un nouveau type de clavecin, munissant l'un des rangs de sautereaux de cuir de « buffle » (en réalité bœuf d'Italie), au lieu de la traditionnelle plume de corbeau ; ce procédé a pour effet d'adoucir le son. Il remplaça également les registres à main par des genouillères, permettant de changer de registre sans lever les mains du clavier. En 1773, il fut nommé garde des instruments du roi, succédant à Chiquelier. Cette charge accaparante de restaurateur et réparateur explique le nombre relativement réduit de ses propres instruments. Vers la fin de sa vie, il commença également à fabriquer des pianos, ainsi qu'une harpe-psaltérion nommée Armandine, se présentant sous la forme d'un clavecin sans clavier.

Pascal-Joseph, neveu du précédent (Theux 1750 – Paris 1829). Il fit le même métier que son oncle, dont il fut l'élève. De 1771 à la Révolution, il fut facteur du roi, puis accordeur à l'École de chant de 1793 à 1795. Au-delà de cette date, il semble avoir cessé ses activités.

Henry-Joseph, fils du précédent (Paris 1778 – id. 1852). Il se distingua de bonne heure comme claveciniste et fut page musical de Louis XVI. Il composa de la musique instrumentale, des opéras restés inédits, et s'essaya même à la musicologie.

Alexandre, petit-neveu du précédent (Paris 1853 – id. 1897). Il étudia le chant au Conservatoire avec Bussine et Ponchard. Il débuta à l'Opéra-Comique en 1878 et fit une brillante carrière de baryton. Il connut un succès particulier dans Carmen et dans les Contes d'Hoffmann. Sa fille Arlette, cantatrice, épousa l'organiste Louis Vierne.