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Toru Takemitsu

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur japonais (Tokyo 1930 – id. 1996).

Il étudie la musique en autodidacte, ainsi qu'avec le compositeur Yasuji Kiyose. En 1950, il fonde à Tokyo un atelier interdisciplinaire où se rencontrent, pour collaborer, des musiciens, des poètes et des peintres : le Jikken Kobo (atelier expérimental) auquel la Sony Corporation apporte une aide, notamment avec un studio de musique électroacoustique où lui-même compose des œuvres qui ont été parmi les premières du genre au Japon : Relief statique (1954), Vocalism A-I (1955), etc.

Sous l'influence de Webern, Messiaen, Debussy, mais surtout à partir de sa propre expérience de jeune Japonais au sortir de la guerre, quand la musique occidentale a envahi le Japon, il crée un style, extrêmement éclectique et souple, où interviennent aussi bien les instruments occidentaux que les instruments traditionnels japonais, et la musique électroacoustique. Ce style assume et met en jeu le choc des cultures occidentale et japonaise comme une « fertile antinomie » où les deux blocs, les deux types de pensée « se combattent ». Quant à la forme, elle est, comme chez Debussy, toujours réinventée, se présentant comme le « résultat direct et naturel que les sons imposent d'eux-mêmes et que rien ne prédétermine au départ ».

Takemitsu a abondamment composé pour le cinéma, notamment pour les films Harakiri (1963) et Kwaidan (1965) de Masaki Kobayashi, la Femme de sable (1963) de Teshigara, Dodes' caden (1970) de Kurosawa, et la Cérémonie (1971) d'Oshima.

Parmi ses œuvres de concert, on peut citer Pause Uninterrupted, pour clarinette (1950), Requiem, pour orchestre à cordes (1957), Solitude sonore, pour orchestre (1958), le Son-Calligraphie I à III, pour huit cordes (1958-1960), Landscape , pour quatuor à cordes (1960), Music of Trees, pour orchestre (1961), Piano Distance, pour piano (1961), Ring, pour flûte, guitare et luth (1961), Coral Island, pour soprano et orchestre (1962), Corona, pour un ou plusieurs pianos (1962), Water Music, pour bande magnétique (1963), Arc, pour piano et orchestre (une de ses œuvres les plus jouées dans le monde, 1963-1966), Éclipses, pour biwa et shakuhachi (1966), The Dorian Horizon, pour dix-sept cordes (1966), Novembersteps, pour biwa, shakuhachi et orchestre (1967), Greens (Novembersteps II), pour orchestre (1967), Textures, pour orchestre (1967), Stanza, pour instruments solistes et voix de femme (1969), Cross Talk, pour deux bandonéons et bande magnétique (1968), Eucalyptus, pour flûte, harpe, hautbois et cordes (1970), Seasons, pour percussions (1970), Voice, pour flûte solo (1971), Winter, pour orchestre (1971), Cassiopeia, pour orchestre (1971), Gémeaux, pour hautbois, deux orchestres avec deux chefs (1971-72), Stanza II, pour harpe et bande magnétique (1971), Blue Aurora, pièce de théâtre musical pour Toshi Ichiyanagi (1971), In Motion, œuvre audiovisuelle (1972), Quatrain, pour violon, clarinette, piano et orchestre (1973), Autumn, pour biwa, shakuhachi et orchestre (1973), Gitimalaya, pour orchestre (1975), A flock descends into pentagonal garden, pour orchestre (1977), Fantasma/Cantos pour clarinette et orchestre (1991).