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George Szell

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Chef d'orchestre américain, d'origine hongroise (Budapest 1897 – Cleveland 1970).

Élève à Vienne de Mandyczewski (théorie musicale), de J. B. Foerster (composition) et de Richard Robert (piano), et, à Leipzig, de Max Reger, il joue à onze ans ses premières œuvres pour piano et à seize dirige l'Orchestre symphonique de Vienne. Engagé par Richard Strauss comme répétiteur au Staatsoper de Berlin (1915-1917), il y revient comme premier chef de 1924 à 1929, après avoir fait ses classes à Darmstadt (1921), à Dusseldorf (1922), à Strasbourg et à Prague, où il est directeur général de la musique de 1929 à 1937. Jusqu'en 1946, il mène une carrière de chef invité, notamment à Glasgow, où il dirige l'Orchestre écossais (1937-1939), à La Haye avec l'Orchestre de la Résidence, et aux États-Unis, où il dirige à New York l'Orchestre de la NBC (1941-42), le Metropolitan Opera (1942-1946) et l'Orchestre philharmonique (1943-1956).

Mais son plus grand titre de gloire reste d'avoir dirigé, de 1946 à 1970, l'Orchestre de Cleveland, devenu sous son règne l'une des meilleures phalanges américaines. À force de discipline, il en a façonné le son et l'âme de manière exemplaire, comme purent en juger à trois reprises les mélomanes européens (1957, 1965 et 1967). De 1946 à 1970, George Szell dirige un cours de direction d'orchestre de grande renommée, d'où sont issus notamment James Levine, Louis Lane, Matthias Bamert. Chef invité du Concertgebouw d'Amsterdam (à partir de 1958), conseiller musical de l'Orchestre philharmonique de New York, il crée au Festival de Salzbourg deux ouvrages de Liebermann, Pénélope (1954) et l'École des femmes (1957), et Légende irlandaise de Egk (1955). Essentiellement tourné vers le répertoire classique et romantique, il vise dans ses interprétations à une objectivité respectueuse du texte musical, se refusant à « verser de la crème au chocolat sur les asperges ».