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Aurel Stroe

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur et musicologue roumain (Bucarest 1932).

Il commence très tôt ses études musicales (piano) et complète sa formation au Conservatoire de Bucarest, avec notamment Mihaïl Andricu (composition) et Theodor Rogalski (orchestration). Il suit les cours de Darmstadt (1966-1969), où il va revenir enseigner entre 1986 et 1994. Il est professeur de composition au Conservatoire de Bucarest (1962-1985 et depuis 1994), professeur invité à l'Université de l'Illinois, Urbana (1985-1986). Lors d'un voyage d'études aux États-Unis (1968), Stroe s'intéresse déjà à la composition assistée par ordinateur. Il travaille entre 1963 et 1968, avec des mathématiciens et des informaticiens de l'Université de Bucarest, à l'élaboration d'un programme capable de générer une « classe de composition » dans laquelle il va expérimenter les principes d'une musique « non informationnelle ». De cette classe sont issues des œuvres comme la Musique de concert pour piano, cuivres et percussion (1964), Laudes I et II pour orchestre (1966-1968), Canto I et II pour orchestre (1967-1971). La musique d'Aurel Stroe se distingue alors par son goût de l'essentiel, la recherche de structures extrêmement pures, polies, débarrassées de tout geste surajouté. Le compositeur s'oriente ensuite vers le théâtre musical : d'où la trilogie Orestie d'après Eschyle, comprenant les Choéphores (1977, créé au festival d'Avignon en 1979), Agamemnon (1983) et les Euménides (1991) et dite « trilogie des cités fermées ». Il y travaille selon des principes influencés, dans une certaine mesure, par la théorie des catastrophes de René Thom, en faisant cohabiter différents systèmes d'intonation « incommensurables » et en contrôlant les ruptures de niveaux des structures unificatrices à l'aide de principes morphogénétiques. Il s'intéresse maintenant à un nouveau type de complexité, obtenue par la dynamisation de structures historiquement constituées (Caprices et Ragas pour violon et orchestre, 1991 ; Prairie, Prières pour saxophone et orchestre, 1994 ; Ciaccona con alcune licenze pour percussion et grand orchestre, 1995).