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Storace

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Famille de musiciens anglais d'origine italienne.

Stephen (Stefano), contrebassiste (Torre Annunziata v. 1725 – ? v. 1781). Il était en 1748 à Dublin, et en 1758 à Londres, où il traduisit en anglais La Serva padrona de Pergolèse. En 1778, il emmena sa famille en Italie, et c'est probablement là qu'il mourut deux ou trois ans après.

Stephen, compositeur, fils du précédent (Londres 1762 – id. 1796). Il alla étudier à Naples en 1776, et fut rejoint en Italie par ses parents et par sa sœur en 1778. En 1782, il était de retour à Londres, il envoya à sa sœur, qui séjournait à Vienne, des œuvres de musique de chambre qui lui valurent de la part de Joseph II, désireux de plaire à Nancy dont il voulait faire sa maîtresse, la commande de deux opéras, dont l'un, Gli Equivoci, sur un livret de Da Ponte d'après The Comedy of Errors de Shakespeare. Stephen Storace se rendit à Vienne pour leurs premières représentations (1785 et 1786), auxquelles participa sa sœur, et y prit peut-être des leçons de Mozart. En 1787, il retourna à Londres avec sa sœur et le chanteur Michael Kelly. Il écrivit alors une série d'opéras anglais dont le plus favorisé par le succès fut The Haunted Tower (1789), et le plus réussi, The Pirates (1792). Pour le finale du deuxième acte de cette dernière œuvre, il puisa largement dans celui du premier acte de Gli Equivoci.

Nancy (Ann Selina, Anna), soprano, sœur du précédent (Londres 1765 – id. 1817). Elle se rendit en Italie avec ses parents en 1778, puis fut prima donna à Vienne (1783-1787). Elle y créa le rôle de Susanna dans les Noces de Figaro de Mozart, qui écrivit pour elle, lors de son départ l'année suivante, l'air de concert Ch'io mi scordi di te (K. 505). De retour à Londres, où elle espéra, mais en vain, faire inviter Mozart, elle chanta dans presque tous les opéras anglais de son frère. En 1791, elle participa comme chanteuse aux mêmes concerts que Haydn, et était présente dans la salle lorsque ce dernier, en juillet, fut fait docteur d'Oxford. En 1797, elle entreprit une tournée en Europe avec le ténor John Braham, qu'elle ne put épouser étant donné que son premier mari, le compositeur John Fisher, dont elle vivait séparée pratiquement depuis leur mariage à Vienne, était toujours vivant, et se retira de la scène en 1808. De petite taille, dotée d'une voix claire et puissante mais assez rude, elle excellait dans les rôles comiques.