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Agostino Steffani

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur italien (Castelfranco, près de Venise, 1654 – Francfort-sur-le-Main 1728).

Remarqué à treize ans par le prince électeur de Bavière, il resta à Munich de 1667 à 1688, non sans effectuer un séjour d'études de deux ans à Rome (1672-1674). Il se rendit également à Paris, où il assista sans doute à la création de Bellérophon de Lully, et à Turin (1678-79). En 1681, il devint directeur de la musique de chambre du nouveau prince électeur de Bavière, Maximilien II, et donna la même année son premier opéra, Marco Aurelio. Quatre autres opéras, dont deux perdus, furent encore écrits à Munich entre 1685 et 1688.

C'est pour le compte de la cour de Munich que, parallèlement à ses activités de musicien, Steffani, qui avait été ordonné prêtre en 1680, commença sa carrière diplomatique.

De 1688 à 1703, il fut au service du duc Ernst August de Hanovre, d'abord surtout comme musicien (il composa probablement durant cette période huit opéras italiens), ensuite surtout comme diplomate, et de 1703 à 1709 au service de l'Électeur palatin à Düsseldorf (il se consacra alors surtout à la diplomatie). En 1706, il devint évêque de Spiga, et, de novembre 1708 à avril 1709, séjourna à Rome comme médiateur entre le pape et l'empereur alors en guerre. Nommé en 1709, après cette mission, nonce apostolique en Allemagne du Nord, il passa ses dernières années principalement à Hanovre, et mourut alors qu'il se rendait une nouvelle fois en Italie.

Comme compositeur, il écrivit, outre ses opéras, de la musique sacrée, mais son importance réside surtout dans ses duos de chambre pour soprano et alto, soprano et ténor ou soprano et basse (telles sont du moins les combinaisons vocales les plus fréquentes qu'on y rencontre) avec basse continue. Ces œuvres, composées pour la plupart avant 1702, marquèrent profondément le jeune Haendel. Elles comprennent jusqu'à six mouvements et traitent en général des douleurs de l'amour non partagé.