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Stamitz ou Stamic

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Famille de musiciens originaires de Bohême.

Johann Anton, violoniste et compositeur (Nemecky Brod 1717 – Mannheim 1757). Il étudia avec son père, puis au collège des jésuites de Jilhava (1728-1734) et à l'université de Prague (1734-35). Probablement en 1741, il fut engagé à la cour de Mannheim, et y devint premier violon en 1743, puis Konzertmeister en 1745 ou 1746, et enfin directeur de la musique instrumentale en 1750. Sous sa direction, l'orchestre de Mannheim devint l'un des plus réputés d'Europe et la ville, l'un des principaux lieux de développement de la symphonie préclassique (→ MANNHEIM [ÉCOLE DE]). En 1754, il se rendit à Paris, débutant au Concert spirituel (où l'on avait déjà joué au moins une de ses symphonies) le 8 septembre, et resta dans cette ville, où parurent alors ses Trios d'orchestre op. 1, environ un an. La plupart de ses ouvrages publiés le furent d'ailleurs dans la capitale française.

Il écrivit des concertos, de la musique de chambre et 8 œuvres vocales, dont 1 messe en ré, célèbre de son vivant (et donnée à Paris le 4 août 1755), mais son importance réside surtout dans ses symphonies, dont 58 ont survécu, et dans ses 10 trios pour orchestre, pour cordes seules, et qui occupent une position intermédiaire entre la musique orchestrale et la musique de chambre (ils peuvent se jouer avec un ou plusieurs instruments par partie). Les symphonies les plus anciennes sont pour cordes et 2 cors, les suivantes font appel en outre à 2 flûtes, à 2 hautbois ou même (pour les plus tardives) à 2 clarinettes, et pour 5 d'entre elles à 2 trompettes et timbales. Plus de la moitié des symphonies, et 9 des 10 trios pour orchestre, sont en 4 mouvements avec menuet en 3e position. Il cultiva le crescendo et fit progresser l'art de l'orchestration ainsi que le travail thématique, mais, loin d'en avoir été l'inventeur, il adapta à la symphonie naissante ces traits de style largement originaires d'Italie. En cela, et par l'impulsion qu'il donna à l'école de Mannheim, dont il fut le premier grand représentant, il joua un rôle considérable. Il fut redécouvert au début du xxe siècle, surtout grâce à Hugo Riemann, mais il n'est plus possible aujourd'hui de voir en lui, comme le fit ce dernier, le principal prédécesseur de Haydn.

Carl, compositeur, violoniste et altiste (Mannheim 1745 – Iéna 1801). Fils du précédent, il étudia avec son père, puis avec Cannabich, Holzbauer et Richter, et, de 1762 à 1770, fut second violon dans l'orchestre de Mannheim. En 1770, il se rendit à Paris, où il fut protégé par le duc de Noailles, avec lequel il voyagea en Europe. Son départ définitif de Paris intervint sans doute en 1777. Après cette date, il fut surtout virtuose itinérant, séjournant dans de nombreuses villes d'Allemagne. Il écrivit beaucoup de musique de chambre, mais sa réputation repose surtout sur ses quelque 50 symphonies et sur ses 38 symphonies concertantes (pour un nombre d'instruments solistes allant de 2 à 7). On lui doit aussi de nombreux concertos (pour violon, clarinette, flûte, basson), ainsi que des ouvrages pour viole d'amour.

Anton, compositeur, violoniste et altiste (Nemecky Brod 1750 – Paris ou Versailles entre 1789 et 1809). Frère du précédent, il se rendit avec lui en 1770 à Paris, qu'il ne quitta sans doute jamais plus, et où il écrivit la plupart de ses œuvres (symphonies, concertos, musique de chambre).