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André Souris

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur belge (Marchienne-au-Pont 1899 – Paris 1970).

Il fit ses études de violon et de composition au conservatoire de Bruxelles (1911-1918), avec Paul Gilson. Il étudia plus tard la direction d'orchestre avec Hermann Scherchen (1935). D'abord influencé par l'impressionnisme français, il participa activement au mouvement surréaliste et rechercha en musique l'équivalence de la peinture dans ses premiers essais (Quelques airs de Clarisse Juranville ou Comptines pour enfants sinistres). Successivement professeur au conservatoire de Charleroi, chef d'orchestre à l'Institut national de radiodiffusion, directeur du Studio musical de radiodiffusion, directeur du Studio musical du Séminaire des arts, professeur au conservatoire de Bruxelles, président de la section belge de la Société internationale de musique contemporaine, il a été un animateur efficace de la vie musicale de son pays, ouvert à toutes les nouveautés et militant intrépide en faveur de la plus extrême avant-garde. Sa participation au mouvement surréaliste, aux côtés de Magritte, Nougé et Scutenaire, lui avait gardé une indépendance d'esprit et une disponibilité dont son activité de chef et de musicologue a largement profité : c'est ainsi qu'au cours des dix dernières années de sa vie il avait entrepris un vaste travail de transcription et d'édition de tablatures de luth des xvie et xviie siècles, après avoir dirigé des fanfares d'amateurs, fondé la revue Polyphonie et révélé en Belgique la première œuvre de Boulez (1947). Son œuvre de compositeur a probablement souffert d'une telle dispersion et d'une lucidité critique qui le tint à l'écart des recettes académiques et avant-gardistes. Sa connaissance approfondie des techniques, de l'histoire et de l'esthétique l'a toujours conduit à utiliser les timbres et les rythmes avec une sûreté et un goût infaillibles. Humaniste et homme d'une grande culture, il a également publié des poèmes et différents essais sans jamais dissocier l'esprit créateur de la réflexion critique.