En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

sir Georg Solti

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Chef d'orchestre anglais d'origine hongroise (Budapest 1912 – Antibes 1997).

Élève à l'académie Franz-Liszt de Budapest (Dohnanyi, Bartók, Kodály), il a fait ses débuts à l'Opéra de Budapest en 1938 dans les Noces de Figaro, après avoir assisté Toscanini au festival de Salzbourg (1936-37). Réfugié en Suisse en 1939, il y remporte le concours de piano de Genève (1942). De 1946 à 1952, il fut directeur musical de l'Opéra d'État de Bavière, où il fit des débuts éclatants dans Fidelio, tout en enregistrant ses premiers disques, comme pianiste en duo avec George Kulenkampff (l'intégrale des sonates pour violon et piano de Beethoven), et comme chef d'orchestre, à la tête de l'Orchestre de la Tonhalle de Zurich et de l'Orchestre philharmonique de Londres.

Directeur musical et artistique de l'Opéra de Francfort et des Concerts du Museum de 1952 à 1962, il fit parallèlement ses débuts aux festivals d'Édimbourg (en 1952, avec l'Opéra de Hambourg) et de Glyndebourne (1954), aux États-Unis (en 1953, à San Francisco) et au Covent Garden (en 1959, pour le Chevalier à la rose). Il fut premier chef de l'Opéra de Chicago (1956-57) et surtout, de 1961 à 1970, directeur musical du Covent Garden, dont il devait faire une des premières scènes mondiales, en favorisant l'école de chant anglaise au sein de nouvelles productions : Moïse et Aaron de Schönberg (première anglaise), la Femme sans ombre (première sur cette scène), le Ring de Wagner, Billy Budd et A Midsummer's Night Dream de Britten, Iphigénie en Tauride, Otello, Falstaff, etc.

Formé à la discipline du théâtre, Solti ne s'est consacré véritablement à l'orchestre symphonique qu'à partir de 1969, comme successeur de Fritz Reiner à la tête de l'Orchestre symphonique de Chicago. En 1971, à l'issue de la première tournée européenne de cette phalange, il accepte la direction musicale de l'Orchestre de Paris (1972-1975), puis le poste de conseiller musical de l'Opéra de Paris (1973). Il est également depuis 1979 directeur artistique de l'Orchestre philharmonique de Londres. Il a quitté l'orchestre de Chicago en 1991 et assuré de 1990 à 1993, comme successeur de Karajan, la direction artistique du festival de Pâques à Salzbourg.

La renommée de Solti est indissociable des enregistrements (plus de 200) qu'il a réalisés à la tête de ses différents orchestres : la première intégrale du Ring de Wagner (1958-1966), Salomé, Arabella, le Chevalier à la rose et Elektra de Richard Strauss, l'intégrale des symphonies de Mahler et de Beethoven, etc.

Peu versé dans la musique contemporaine (il a pourtant créé en 1972 à Chicago Heliogabalus Imperator de Henze), Solti excelle dans les grandes fresques postromantiques, où sa prédilection pour les grands contrastes dynamiques, la précision rythmique et la volupté sonore peut se donner libre cours.