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Sergueï Slonimski

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur soviétique (Leningrad 1932).

Fils de l'écrivain Mikhaïl Slonimski, neveu du compositeur-chef d'orchestre Nikolaï Slonimski (1894-1995), qui fut l'ami de Varèse et créa certaines de ses œuvres, il sortit en 1955 de la classe de composition d'O. Evlakhov, et, en 1956, de la classe de piano de V. Nilsen, au conservatoire de Leningrad. En 1958, il termine ses études supérieures de musicologie. Il enseigne les disciplines théoriques de la musique depuis 1959, la composition depuis 1967, et est le responsable musical de l'Opéra de Kirov et de la compagnie de ballet de Leningrad. Ses premières partitions rendent hommage au dernier Prokofiev et au Stravinski de la période russe : Symphonie (1960), Sonate pour piano (1962), Chants de liberté sur des textes populaires pour mezzo, baryton et grand orchestre (1961), retrouvant le faux archaïsme de Noces.

Dans les années 1965-66, il parcourut la campagne des anciens États baltes, notant de très anciens chants d'origine païenne qui allaient lui servir de matériaux pour nombre de ses ouvrages à venir : l'opéra Virinéia (1967), le truculent Concerto buffo. Intégrant ces éléments de folklore archaïsant dans un langage sériel, il composa le ballet Icare (1971), où se mêlent chants de troubadours, musique quasi concrète et relents de foire, puis des pièces vocales comme Chants de troubadours (1975) pour soprano, ténor, quatre flûtes à bec et luth, ou encore Pesnokhorka (1976) pour contralto, flûte, hautbois, trompette, balalaïka, batterie, guitares électriques.